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Bergamote et Papillote

24 Déc 2007 


Il arrive parfois que la nature et le monde en général vous apporte des créatures ou végétaux qui peuvent servir tels quels à enrichir le monde de votre roman.
C'est bien rare toutefois, pourtant au hasard de mes périgrinations sur internet voilà que je tombe sur un arbre plus qu'étrange, exactement le même arbre que mon esprit était entrain d'essayer de faire germer lui seul : le dragonnier ou sangdragon.

Déjà le nom est plus qu'évocateur pour quelqu'un qui gambade et patauge depuis un certain temps dans les marais aux eaux bien troubles de la fantasy. Mais lisez ça plutôt et là je descendrais de mon "piedéstal" d'écrivain bourrée d'imagination, pour laisser avec joie la place à la nature et à toutes ses merveilleuses inventions.

Le dragonnier est un arbre endémique à l'île de Socotra, aujourd'hui considérée comme le dernier espace vierge de notre planète.
Sans avoir d'illustrations de ce végétal fantastique, jusque là rien de bien extraordinaire. Mais vous m'excuserez la première fois que j'ai posé mes yeux sur une photo de dragonnier je suis tombée littéralement amoureuse. Ils ressemblent à l'idée que je me faisais des Ents étant petite, et au risque de vous choquer je trouve que le dragonnier conviendrai très bien dans un casting pour représenter Yggdrasil, l'immense frêne de la mythologie nordique sensé supporter neuf mondes.

Jusque là, il ne sagit juste "que" d'un arbre biscornu. Mais la légende qui y est attaché m'a une nouvelle fois ravie. Ainsi, le dragonnier serait né du sang gelé d'un dragon et d'un éléphant engagés dans un combat à mort.
Avouez quand même que tout cela démontre tout de même une certaine classe et à de quoi mettre la bave aux lèvres à un écrivain.

Pour parachever le tout, le dragonnier est un "arbre-médecine" puisque sa sève travaillée appellée Sang de Dragon sert à fabriquer des remèdes contre la dysenterie et les brûlures et sert également à solidifier les dents fragiles.

Alors voilà, Bergamote rencontrera Adrag, arbre étrange qui n'a rien à faire là où elle le rencontrera ! Je sais je fais bien des mystères mais j'aimerais que l'idée qui est née de la découverte du dragonnier ne soit pas copié par quelques indélicats. J'imagine bien que d'autres ont déjà du implanter dans leur univers cet arbre mais je suis à peu près certaine que l'utilisation que j'en ai faite n'a jamais été écrite.

Voici les sites où j'ai trouvé la documentation qui m'a servi à écrire cet article :

http://www.axellcom.com/socotra/index.html
http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2007/12/21/01006-20071221DIAWWW00442-socotra-l-ile-du-sang-dragon.php
bergamote · 333 vues · 1 commentaire
Catégories: Mes recherches
20 Déc 2007 



Bon au vue de l'avancée de mon roman, je me suis retrouvée devant un choix esthétique au niveau de l'écriture.
Et j'ai donc décidé que les mantes religieuses ne seraient pas cuisinées comme les crabes, mais rôties vivantes dans une fosse où seront versées des pelletées de braise.
Bon je sais ca parait encore plus sadique mais c'est juste qu'il fallait que la façon dont elles sont cuites corresponde à l'ambiance de l'auberge entre autre.

Je voulais absolument vous faire part ce cette modification, déjà pour que vous compreniez un peu ma façon d'écrire et un peu aussi pour avoir votre avis.

Pour moi quand j'ai commencé à passer à la cuisson des bestioles, j'ai trouvé ça super illogique de les faire bouillir. J'avais dans ma tête l'idée que du fait de sa carapace plutôt solide, de l'eau bouillante ne suffirait pas à les cuire.
Je ne dis pas que la mante religieuse, dans la réalité est un insecte spécialement carapaçonné mais c'est comme ça que je l'imagine et donc elle le sera dans mon roman.

Voilà donc, une petite correction à mon premier article concernant l'animal !
bergamote · 249 vues · 1 commentaire
Catégories: Mes recherches
18 Déc 2007 


La patanuk ou limace féerique est une des créatures de mon roman. Elle est élevée pour sa viande succulente et la colle phosphorescente qu'elle produit.

C'est un animal calme et pas très difficile à entretenir à partir du moment où vous lui fournissez du trèfle qui est sa nourriture préférée.
C'est d'ailleurs le trèfle qui lui donne sa couleur vert anis.

Ce sont exclusivement les mâles qui produisent la fameuse colle. Ils la sécrétent lors de la période des amours pour fixer une feuille de trèfle à quatre feuilles sur leur dos dans le but de séduire une femelle.

La patanuk est à l'origine sauvage mais ce n'est pas compliqué de la capturer puisqu'un filet de lumière phosphorescente parcours tout son corps.
Il suffit donc d'attendre la nuit pour les repérer.

Pour l'élevage, on les enferment dans une fosse creusée à même la terre où deux fois par jour on leur jette des brassées de trèfles.
Les bébés patanuk naissent transparents et ce n'est qu'après leur premier repas, composé de feuilles de trèfles prémâchées par leur mère, qu'ils commencent à prendre une jolie couleur verte.
bergamote · 211 vues · 1 commentaire
17 Déc 2007 



La mère Lousine est une créature fantastique qui vient de mon enfance et qui est en fait un dérivé de "Mélusine". Lorsque je me rendais à la pêche avec mon pépé, il m'intimait souvent de ne pas m'approcher de l'eau de trop près ou de ne pas essayer de toucher l'eau sous risque de me faire emporter par la mère Lousine.

Dans mon roman, Lousine est la tenancière de l'auberge où Bergamote va déguster entre autre chose une mante religieuse. C'est un personnage énigmatique au physique généreux qui se déplace entre les étages de son auberge en ballon d'air chaud.

Elle est également réputée pour élever de petits kookas de toutes les couleurs mais aussi pour son "chien de garde" nommé Feu qui est en fait une salamandre un peu apathique mais très dissuasive.

bergamote · 330 vues · 1 commentaire
Catégories: Mes illustrations
16 Déc 2007 


Quand on est une lutine pas plus haute qu'une noisette, que l'on s'appelle Bergamote Mirepoix on ne va pas au Mc Drive commander ses nuggets sauce barbecue. Du moins pas encore ...

Par contre on mange de la limace, de la crème de violette, des yeux de taupes, des foies de grenouille et même parfois de la mante religieuse.

Vous dire à quel point cet insecte peut me faire peur et me répugner serait difficile.
En effet, un jour au cours d'une promenade dans la campagne j'ai retrouvé une de ces dames vertes sur la manche de mon pull...

Et après avoir fait trois fois le tour de la terre (j'éxagère un peu) en secouant le bras pour qu'elle me lâche et en hurlant à mes proches de m'en débarasser, je me suis jurée un jour de prendre ma revanche.

Le jour est venu, et c'est ma petit lutine préférée qui m'a permis d'accomplir ma vengeance. Je savais vouloir la faire séjourner dans une auberge plutôt étrange, mais j'avais un gros soucis avec le menu.

Je voulais quelque chose qui donne faim, qui fasse faire la grimace en même temps et qui plaise à mon palais de gourmande invéterée.
 
Cette nuit, après m'être réveillée en sueur due à un cauchemar ressemblant de très près à un Starship Trooper pas très drôle j'ai empoigné mon carnet à idée et j'ai écrit en lettres majuscules : LES MANGER.

Ainsi le sort de ma pire ennemie est scellé.

Sur ma page les mantes religieuses seront ébouillantées dans un court-bouillon à la façon crabe, puis décortiquées avec de multiples instruments un peu barbares mais terriblement réconfortant pour la trouillarde que je suis.

J'ai aujourd'hui fait une ébauche d'une scène où Bergamote se régale de l'insecte et j'avoue qu'en fermant mon traitement de texte j'avais faim. Aujourd'hui les mantes religieuses ne me font plus peur puisque je sais à quelle sauce les manger.

Toutes mes excuses pour cet instant de sadisme flagrant envers de pauvres mantes religieuses qui ne sont certainement pas bien méchantes, mais c'est elles qui ont commencé !
bergamote · 302 vues · 3 commentaires
Catégories: Mes recherches

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